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Présentation des résultats de l'étude sur la démographie des entreprises au Cameroun (07 Décembre 2016, Hôtel FRANCO)

A la suite de plusieurs constats non reluisants sur le climat des affaires au Cameroun, et en vue de la promotion de l’investissement privé productif, le Gouvernement a lancé en 2008, une réforme visant à réduire les délais de création des entreprises. Ces délais étaient de 38 jours en moyenne (Rapport Doing Business 2009). Cette réforme a abouti en 2010 à la mise en place d’un programme de guichets uniques de création d’entreprises, au sein des Centres de Formalités de Création d’Entreprises (CFCE). Une mesure porteuse d’espoir pour la relance de l’économie camerounaise en quête d’un nouveau souffle. Cinq ans après leur mise en œuvre, 40 502 PME ont été créées à travers le territoire national, traduisant l’adhésion des camerounais à cette mesure de politique économique.

C’est sur la base de tels constats que le Centre d’ Analyse et de Recherche sur la Politique Economique et Sociale (CAMERCAP-PARC), sur accord du MINPMEESA, a engagé une étude sur l’évaluation de l’impact de cette reforme sur l’économie, en matière de croissance et d’emploi. L’objectif visé par l’étude est de : 

i. analyser les performances de la reforme sur les CFCE ;

ii. déterminer les caractéristiques démographiques des entreprises créées dans les CFCE ;

iii. mettre en place un dispositif de suivi des PME.

La démarche méthodologique a consisté en : (i) une revue documentaire, à l’effet d’établir un état des lieux sur le processus de création d’entreprise dans le cadre des CFCE ; (ii) des travaux de collecte et analyse de données auprès des huit (08) les CFCE opérationnels; et (iii) la conception en d’une mise en place d’un dispositif de suivi des PME, une application en open data. 

Au terme des travaux :

• le nombre d’entreprises créées est passé de 476 en 2010 à 13 374 en 2015. Ainsi, en termes de stock, on a dénombré 40 502 entreprises créées à travers les CFCE depuis leur mise en place. Traduisant un accueil favorable à la reforme ;

• les centres de Yaoundé et Douala enregistrent 91% des effectifs des PME créées. Les entreprises créées sont pour la plupart des établissements (77%) et, des sociétés anonymes et des sociétés à responsabilité limitée (22%). Les établissements sont majoritairement créés dans la ville de Yaoundé (54%) et les Sociétés anonymes et des sociétés à responsabilité limitée se concentrent dans la ville de Douala (66%). Environ 24% des entreprises sont crées par des promoteurs de sexe féminin et les femmes créent plus des établissements (89,6%) ; 

• la Chine a supplanté la France comme premier investisseur étranger au cours des cinq dernières années. Et les autres promoteurs étrangers sont le nigérians, les libanais et les  indiens ;

• les promoteurs des PME ne sont pas des porteurs d’ambition. Près de 99% ont déclaré leur chiffre d’affaires inférieur à 100 millions. En outre, 12% des promoteurs ont déclaré un chiffre d’affaires inférieur à 15 millions ; 

• la répartition sectorielle indique que 74,4% promoteurs d’entreprise ont déclaré leur activité dans le secteur des services. Seulement 348 promoteurs se sont lancés dans les activités agricoles et d’élevage et, 557 dans la transformation industrielle. Les prestations de services (45,9%) et les activités commerciales (27,1%) sont les branches d’activité pour lesquelles les créations sont nombreuses. 

• en termes d’emplois déclarés, la majorité des entreprises crées sont unipersonnelles (87,5%) et seulement 16 entreprises ont démarré avec au moins 20 employés. Au total, on n’estime qu’environ 52 530 emplois déclarés par des promoteurs des PME au cours de la période sous revue. En moyenne, le chiffre d’affaires déclarées par les promoteurs de PME est projeté à 812 milliards de FCFA ; 

• l’analyse des caractéristiques démographiques des PME a révélé que le taux de survie  moyen des entreprises créées est de 27,7% cinq ans après leur création. Par secteur d’activité, ce taux est plus élevé dans les entreprises des secteurs « transformation industrielle (66,4%)» et « activités agropastorales (46,8%) ». À l’inverse, le taux de mortalité est plus élevé dans les PME des secteurs « prestation de service (76,7%)» et les BTP (74,2%). Selon la juridique, le taux de mortalité des entreprises est plus élevé dans les Etablissements (82,3%) par rapport aux SA/SARL (36,1%). 

La forte mortalité des entreprises serait liée à certains facteurs, notamment (i) l’absence d’assistance, (ii) la peur du et la recherche du gain facile et, (iii) le mauvais encadrement des jeunes entrepreneurs.

La réalisation de cette étude a connu quelques difficultés. On peut citer entre autres : l’inexistence d’une base des PME centralisées et reliant tous les CFCE et le non respect des nomenclatures principalement au niveau de l’enregistrement des activités.

L’étude propose ainsi une application de suivi de la démographie des entreprises crées dans les CFCE, avec pour objectif principal de retracer en temps réel les mouvements affectant la population de ces PME. Spécifiquement, cette application devrait donner les coordonnées géoreferenciées des PME, les différentes statistiques sur les entreprises pour une période donnée et permettre de faire un ensemble de recherche multicritères sur les entreprises.

Au regard des résultats ci-dessus, la réforme des CFCE a amélioré significativement la promotion des créateurs richesses au Cameroun sur la période 2010-2015, mais leur contribution au développement de l’économie nationale n’est pas encore perceptible. Cette reforme fait face à d’autres obstacles majeurs : un taux de mortalité des PME trop élevé en phase de démarrage. Des programmes relatives au suivi et l’accompagnement des porteurs de projet pourraient permettre de réduire considérablement ce taux de mortalité et contribueraient au développement des entreprises gage d’une croissance forte et durable.

  Télécharger l'analyse des performances de la réformes des CFCE

  Dispositif de suivi de la mortalité des PME

  Présentation de demo PME 1.0

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Nos atouts

  • g4

    La transformation du projet CAMERCAP en un véritable Centre d'Analyse et de Recherche en Politiques Economiques (CAMERCAP-PARC) dont le but est de contribuer à l'amélioration des performances du pays en matières de gestion des politiques économiques dans le cadre de la mise en oeuvre du Document de Stratégie pour la Croissance et l'Emploie (DSCE) en vue de la Transformation du Cameroun en Pays à revenu Intermédiaire, est un signe visible de la pertinence des activités menées. 

  • g3Une Evolution majeure ou innovation de la stratégie mise en oeuvre dans cette deuxième phase du projet Camercap sera son approche institutionnelle qui va induire des conséquences sur l'organisation du travail et la priorité accordée à la culture des résultats et de leur impact. 

  • g2Cameroon Policy Analysis and Research Center (CAMERCAP-PARC) ou Centre d'Analyse des politiques économiques et sociales du Cameroun est la résultante d'une coopération active entre la fondation pour le Renforcement des Capacités en Afrique (ACBF) et le Gouvernement de la République du Cameroun à travers le Ministère de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du Territoire.

  • g1Le CAMERCAP-PARC dérive d'une mutation conceptuelle de l'ex-Projet de Renforcement de Capacités en Gestion Economique et Financière (CAMERCAP phase 1 et 2) en un Think Tank, parmi le vinghtaine qu'ACBF soutient en Afrique.

Informations utiles

  • Vision

    Vision

    Pépinière d'idées, d'analyses et de propositions concrètes pour l'amélioration de l'action publique, de la cohésion sociale et de la compétitivité économique pour le developpement effectif du Cameroun. 

     Le CAMERCAP-PARC se veut donc être un conseil opérant au côté des acteurs de développement.

  • Mission

    g1

     

     

     

     

    1. Assister le gouvernement en matière de formulation et d'analyse des politiques économiques et Sociales; 

    2. Développer les capacités managériales dans l'administration publique, le secteur privé et la soiété civile pour la mise en oeuvre et le suivi-évaluation des politiques publiques; 

    3. Renforcer les mécanismes de soutien à l'emploi des jeunes, entreprenariat privé et les mécanismes innovants;

    4. Encourager le dialogue entre l'Etat et les acteurs non étatiques.

       

  • Domaines de compétence

    g4

    1.  Analyse et gestion de la politique économique ;

    2.  Gestion et responsabilité financière ;

    3.  Administration et gestion des affaires publiques ;

    4.  Statistiques nationales et systèmes de statistiques ;

    5.  Parlements nationaux et institutions parlementaires ;

    6.  Professionnalisation des voix du secteur privé et de la société civile. 

     

  •  
  • Fonctionnement

     

    Le cadre institutionnel du Centre comprend : Un comité de pilotage et une unité de coordination. Toutes les institutions membres ont déjà désigné leur représentant. Il reste attendu la désignation du Président du Comité.

  • Trois Priorités Stratégiques

    g31. Le renforcement des capacités essentielles en vue de promouvoir la stabilité politique et sociale pour un changement tranformationnel;

    2. Renforcer les capacités en vue de faire participer et réguler le secteur productif;

    3. Renforcer les capacités en vue de suivre l'împact des politiques.

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